TIFFANY HOPKINS «
De la jeune fille souriante au physique de teenager, TIFFANY
HOPKINS nous dévoile une face cachée de sa personnalité... Celle d'une femme à
part entière en plein épanouissement autant remarquable par son physique, que
sur le plan professionnel. Elle a tourné sur de grosses productions US et
européennes avec des réalisateurs connus. TIFFANY est sur la pente ascendante
qui devrait la conduire au milieu des étoiles !
Christine Burns :
Tiffany Hopkins, c’est un nom qui résonne comme un nom de STAR ! Qu’est ce qui t’as inspirée ? Une actrice, un film ?
Tiffany Hopkins : Sur un tournage, en cherchant un pseudo, tout le monde m'a trouvée une ressemblance avec une actrice du feuilleton BEVERLY HILLS à cause de mes yeux bleus et de la couleur de mes cheveux; de là est parti mon prénom TIFFANY et en cherchant un peu, HOPKINS m'est venu et je trouvais que la sonorité des 2 s'accordait bien.
Christine Burns : Peux-tu te présenter : ton âge, tes origines, tes goûts, tes hobbies.
Tiffany Hopkins : J'ai 22 ans, je suis née à ROUEN et j'ai toujours vécue dans cette ville que j'adore. Je suis une noctambule confirmée et j'adore le monde de la nuit. Donc je sors beaucoup en boîte. J'ai une passion pour la musique techno : c'est mon monde à moi mon univers... J'ai récemment découvert la photo et j'avoue que poser pour des photographes professionnels en tant que modèle de charme me plaît énormément. C'est devenu une véritable passion et une activité à part entière.
Christine Burns : Dévoiles toi de long en large ?
Tiffany Hopkins : Pour information, voici mes mensurations précises : 1m60 et 90-60-90.
Christine Burns : Dans quelles conditions as-tu commencé à t’intéresser au milieu du X ?
Tiffany Hopkins : Un soir en boîte, j'ai rencontré une actrice X qui m'a remarquée, m'a demandée si une expérience de tournages me tenterait. Ce que je n'ai pas refusé. C'est devenue une excellente copine, m'a beaucoup parlé et préparé psychologiquement à ce milieu. Peu de temps après, elle m'a mise en relation avec des réalisateurs qui cherchaient une actrice jeune, plutôt mignonne, et pas connue. Comme je répondais aux critères et bien j'ai dit oui tout de suite... Et j'ai tourné ma première scène. J'avais vraiment envie d'essayer et de tenter l'aventure. C'est vraiment par goût que j'ai débuté ma carrière.
Christine Burns : Les démarches, les rencontres que tu as dû faire pour entrer dans ce milieu ? Plutôt facile ou as-tu été parfois contrainte de pousser des portes fermées ?
Tiffany
Hopkins : Non pour moi tout c'est passé le plus simplement
possible. Mais j'avoue que j'ai su saisir une opportunité qui se présentait à
moi. J'aurais du mal à donner des conseils à des jeunes qui voudraient se
lancer dans ce milieu. On ne peut pas orienter les gens, les démarches restent
très personnelles.
Ta filmographie
Christine Burns : Raconte nous ta première scène ? Quels sont les films clefs
qui ont marqué ta carrière ?
Et
tes derniers tournages
Tiffany
Hopkins : J'ai tourné ma première scène avec Philippe Dean, un
rouannais d'ailleurs ! C'était une scène classique de couple. Un film de Max Bellochio.
Le
public m'a beaucoup remarquée dans « Les Campeuses de St Tropez
» de Alain Payet ; mais parmi ceux dans lesquels j'ai
eu vraiment du plaisir à tourner il y a : Luxure de Clara Morgane,
Christine Burns : La récompense que tu as reçue aux AWARDS de Bruxelles en tant que Meilleure Starlette a du te donner beaucoup de satisfaction !
Tiffany
Hopkins : Enormément ! En plus je ne m'y attendais pas du tout.
C'est vrai que j'avais beaucoup tourné sur des grosses productions ces derniers
temps, mais franchement, c'était une immense joie. J'ai eu un trac fou.
Christine Burns : As-tu eu davantage de contact pro ensuite ?
Tiffany Hopkins : OUI, parce que j'ai pu montrer à toutes les « boîtes de productions » que je venais vraiment de franchir le pas. L'image que je donnais à changer autant par rapport aux gens que par rapport aux réalisateurs. On m'a vue sous un angle plus professionnel. Il faut préciser que j'aime beaucoup ce que je fais. Cet award a déclenché toute une série de contact en dehors du X. On m'a proposé des séances photos pour des magasines masculins, des émissions, des interviews et plein d'autres choses.
Christine Burns : Tes premiers tournages, quels souvenirs ?
Tiffany
Hopkins : Eh bien au début, je n'étais pas très à l'aise, il
fallait se mettre dans l'ambiance dans le contexte, je ne savais pas comment
aller se passer la scène. Si les scènes de sodomie allaient bien se dérouler...
Christine Burns : Ton parcours, tes opportunités, tu souhaites conserver ton statut de Star indépendante, est-ce important pour toi de pouvoir choisir les tournages auxquels tu vas participer ?
Tiffany Hopkins : OUI parce qu'au début, j'ai beaucoup tourné avec les petites boîtes de production mais sans trop savoir si j'allais plaire, bien passer à l'écran. Mais comme je suis assez vite passer sur des tournages plus importants. Je me suis rendue compte que le public m'appréciée et j'ai continué et j'ai été récompensée. Cela me donne plus de liberté quand aux choix de mes partenaires féminins et masculins et même avec les réalisateurs « je me fais un peu plus entendre ».
Christine
Burns : Tu préfères garder ton indépendance !
Tiffany Hopkins : Oh oui, cela me permet de changer d'équipe tout le temps et c'est un vrai plaisir. Cela évite de tomber dans la monotonie !
Christine Burns : Préfères-tu les films à thèmes ou à scénario ?
Tiffany
Hopkins : En fait je tourne dans tous les styles, mais par contre le Gonzo me manque. J'aime ce côté « sauvage ».On te maquille
rapidement, les scènes ne sont quasiment pas coupées, ce qui le laisse très
libre, et comme tu te laisses davantage aller, il y a plus d'intensité au
résultat. Tandis que sur les productions avec de la « comédie », ils coupent
tout le temps, et cela casse le côté spontané du tournage. Il faut se
remaquiller, se remettre en position, pour nous les femmes c'est plus facile
mais pour les érections de nos partenaires... plus hard. Je n'ai vraiment pas
de préférence pour l'un ou l'autre car dans les 2 cas, on trouve des avantages.
Et on prend son pied. Le gonzo, plus sauvage, plus
spontané et c'est dans ce milieu que j'ai fait mes débuts, je ne renie pas mes
« premières amours »
Les
films plus travaillés sont plus esthétiques, permettent des gros plans et de
belles images.
Christine Burns : Qu’est ce que tu aimerais apporter de plus à un film porno, plus d’érotisme, plus de suggestivité, plus de hard.
Tiffany
Hopkins : Je trouve que les films manquent un peu d'érotisme, les
préliminaires sont souvent « zappés » et les schémas sont trop classiques. On
commence par des fellations, plan vaginal sous tous les angles (face caméra,
levrette etc...) puis plan anal pour finir par une
double pénétration.
Pour
mon cas j'aime beaucoup l'érotisme, les massages, les caresses, les corps
huilés... je trouve que ça manque dans les films, on passe direct au sexe comme
si on pensait plus aux hommes qu'aux femmes... On ne voit pas beaucoup de
cunnilingus. On a envie de voir aussi autre chose que de la baise... Il faut
aussi penser à nous les femmes. Je partage ce point de vue avec toi et je pense
que nous ne sommes pas les seules !
Christine Burns : Préfères-tu que l’on te dirige ou aimes-tu donner du tien spontanément ?
Tiffany Hopkins : Chaque réalisateur est différent, donc c'est important de bien se mettre d'accord au départ, de bien se caler, d'avoir toutes les indications mais après c'est vrai que j'aime bien donner de moi même, de la spontanéité et ma touche personnelle.
Christine Burns : En back stage, avez-vous en général des relations plutôt cordiales, voir amicales avec tes partenaires féminins & masculins ?
Tiffany
Hopkins : En fait après un tournage, j'aime bien rentrer et me
retrouver « home sweet home » Je m'entends bien avec
mes partenaires, mais je suis réservée même si je n'en ai pas l'air.... On a de
bonnes relations professionnelles, mais pas vraiment « amicales ».
Christine
Burns : Existe-t-il beaucoup de rivalité entre acteurs & actrices ?
Tiffany Hopkins : Je n'ai pas la mentalité à m'occuper des « ragots » et des « uns et des autres... » A vrai dire c'est le dernier de mes soucis. Et ça marche bien quand même ! Mais par contre on peut remarquer davantage de rivalité entre les mecs, c'est sûrement leur côté « macho » qui ressort !
Christine Burns : Avant de devenir une Star du X, aimais-tu les milieux libertins, les exhibitions ?
Tiffany Hopkins : J'aime le sexe, j'adore faire l'amour. Je ne suis pas particulièrement attirée par les boîtes échangistes; par contre je suis plus exhibitionniste. Par exemple, en boîte, je danse sur des podiums et j'aime bien « chauffer », animer....
Christine Burns : On affiche le SEXE partout dans la presse institutionnelle, pendant tout l’été le SEXE devient le support de toutes couvertures des mags, dans la plupart des émissions grand public, on diffuse un reportage sur les clubs chauds, etc… Bref, parallèlement la pornographie est montrée du doigt et on l’accuse de véhiculer de l’incitation à la débauche et à la perversité.
Tiffany
Hopkins : Oui, ça on peut le dire, surtout l’été, tous les
magasines se sont mis à afficher et à parler de sexe. Remarque c'est souvent
l'été qu'on parle de régime, de son corps, on le soigne. Tous le magasines
parlent de la sexualité. C'est très bien. Mais par contre non, je ne pense
vraiment pas que de montrer du sexe soit la cause de tous les problèmes de
notre société.
Christine
Burns : Penses- tu réellement que les films à caractère pornographique
soient à la source des violences sexuelles telles que l’on peut malheureusement
les constater au « quotidien ». Ton point de vue ? N’est ce pas une position et
une analyse un peu simpliste ?
Tiffany Hopkins : Alors là, je vais te dire que j'ai vu des films porno très jeune et ce n'est pas pour autant que j'ai « pété les plombs ». C'est aussi une question d'éducation. Il y a un manque de dialogue évident sur la sexualité. Les parents n'expliquent pas toujours justement à leurs enfants les problèmes liés à ce type comportement. On regarde des films d'horreur et ce n'est pas pour ça que l'on va sortir dans la rue et tuer des gens. Après avoir vu un film de cul, on ne va pas sortir pour violer les premiers venus... On oublie le vrai débat tel que le dialogue, les problèmes de société. C'est facile de dénoncer le X, c'est un coupable idéal.
Christine Burns : Tes projets à moyen terme ?
Tiffany Hopkins : Des tournages, bien sûr, mais tout un programme de shows. Et des projets mais pour le moment, je ne peux pas en parler...
Christine Burns : Le
bilan de ton aventure dans le X… pour monter encore plus haut ! Et briller de tous
tes feux…
Tiffany
Hopkins : Au début, quand j'ai commencé ce n'était pas mon but, je
n'ai rien fait pour du moins. J'ai accepté des opportunités, j'en ai refusé
d'autres et cela m'a conduite là où j'en suis. J'ai vraiment envie de continuer
et de ne pas m'arrêter en si bon chemin. Pour aller encore plus loin....
©
Photos Tiffany Hopkins by Yves Cham - © Propos recueillis par Christine Burns
2004
A voir également