Nina Roberts, Attachante Trash Porn Star
Elle est Star
du X, Trash, modèle de charme, show girl, elle a publié deux livres :
« J’assume » et « Grosse Vache », inspirés des ses
expériences d’Anorexie Boulimie dont elle est une frappante victime.
C.B. : Que doit apporter un bon porno ?
De l'érotisme, qui amène parfois plus de désir que la pornographie pure et dure.
Quand on ne voit pas tout, c'est plus frustrant et ça aiguise le désir.
C.B. : Tu penses qu’en tant qu'actrice tu as réussi à donner cette image ?
Non, on ne m'a jamais proposé cela. Sur les érotiques M6 et encore...
C.B. : Tu le regrettes ? tu aurais pu durer plus longtemps dans le X ?
J'aurais voulu mais mon arrêt du porno est indépendant de ceci, c'est une promesse que j'ai faite à ma mère : deux ans dans le X et j'arrête.
C.B. : Ca a changé ton rapport à la sexualité ?
Complètement. J'ai fait des pratiques que je n'avais jamais faites, être avec deux hommes, la double vaginale, le fist ! J'ignorais l'existence du fist auparavant !
C.B. : Je te sens ambivalente sur le X. D'un côté, le X t'a donné des ambitions et t'a apporté des choses, de l'autre à cause du X, tu vas te retrouver tatouée actrice porno.
Le porno m'a d'abord reconstruite par rapport à l'image que j'avais de mon physique. J'ai pu m'accepté un peu plus, en revanche je savais que cela allait me détruire d'un autre côté. J' avais ce rêve de devenir une actrice de cinéma dit "traditionnel" et par rapport à la société dans laquelle on vit, j'ai une étiquette et je n' arriverai pas à m'en
détacher. Mais je continuerai à assumer le fait que j'ai tourné dans des pornos.
C.B. : Tu
as un compagnon que tu aimes (son mari. Penses tu réellement que l'amour soit
compatible avec l'infidélité sexuelle ?
Pour moi, dans le cadre de mon ancien métier, oui.
C.B. : Pourquoi ?
J'ai considéré le porno comme un boulot. Je me disais :" ce matin je vais travailler" et pas, "ce matin, je vais baiser".
A la fin je suis tombée très amoureuse et j'avais du mal à gérer. Je ne pouvais plus faire mes scènes sans penser à lui et c'était plus gérable. C'était très violent. Après mon dernier tournage, je suis rentrée et j'ai demandé à mon ami de m'aider à me purifier. Il m'a lavée au sens premier du terme. J'étais sous la douche avec lui. Je
devais effacer le souvenir des mains qui n'étaient pas les siennes. j'ai même fait aussi fait un jeun de 24h pour purifier aussi l’intérieur.
C.B. : Quel est ton regard sur tes ex-collègue de travail ?
Pour les actrices que je sens fortes psychologiquement et physiquement,
je leur souhaite deux choses : la réussite et un beau plan de carrière.
il y en a certaines, je ressens leurs faiblesses, ça me fait mal coeur.
C.B. : Tu as envie de les aider ?
Oui, je parle dans le vide pour certaines mais j'aurais au moins essayé.
J'ai l'impression que tu donnes beaucoup de toi mais ce qui m'inquiète, c'est qu'à force de donner de l'attention et de l'énergie aux autres, tu sois comme une
batterie sans
énergie.
C. B. : Ton premier livre « J’assume » en quelques mots ? Peux tu nous en parler ?
L'idée d'écrire "J’assume", ça m'est venu lors de mon premier plateau TV, sur France 2 (Ca se discute). Lorsque j'ai annoncé que je faisais du porno, j'ai été choquée le lendemain par la réaction des gens.
C.B. : Tu as senti quoi ?
Ma famille mes proches mes amis des gens qui vous claquent la porte au nez, sans chercher à comprendre, on vous insulte. J’ai écrit "J' assume" pour ce genre de personnes : j'ai toute ma vie été jugée parce que j'étais obèse, puis anorexique, actrice porno et je vis très mal qu'on me juge, moi je ne juge personne.
C.B. : Est-ce que c'est une justification ?
Non, je me fous de ce que les gens peuvent penser de moi, mais j'écris aussi au nom des autres actrices, j'en ai marre qu'on les traite comme des bêtes de cirque
et c'est un challenge car c'est facile de cracher sur le porno, mais plus dur de le défendre. Les gens mélangent les dérives et pensent que ce sont les actrices qui sont coupables. C’est la faute des médias. Si demain les médias projetaient une image plus réaliste des actrices, les blaireaux finiraient peut être par l'être moins. Quand on écoute vraiment une actrice, c’est quand elle se plaint, pas quand elle explique ... Moi j'ai pas trop à me plaindre, j'ai eu de la chance.
C.B. : Tu as surtout travaillé avec beaucoup de professionnalisme.
Je me sous-estime énormément et j'étais "gentille" et du coup j'ai beaucoup travaillé.
C.B. : Tu te sens moins "gentille" maintenant ?
Oui beaucoup moins ! Malheureusement il a fallu la fin de ma carrière pour me
rendre compte que c'est pas moi qui ait eu besoin des productions mais le contraire... J'ai dit oui souvent en pensant que c'était tout bon pour moi, pour ma promo, et je me suis aperçue que les gens avaient besoin de moi et je sais maintenant obtenir les choses que je veux et être mieux payée pour ça.
C.B. : Le conseil le plus important que tu donnerais aux débutantes ?
Soyez fortes psychologiquement, renseignez vous avant car une fois qu'on
est dedans on a une étiquette. Sachez dire non quand on vous propose des
trucs qui vous semblent inacceptables et et.....
VIVE LE PRESERVATIF !
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