Dolly Golden, Une des plus grandes Stars du X de ces dernières années. Ses fesses fermes et rebondies lui ont valu le surnom de Golden
Elle a tourné sur tous les continents, n’a jamais
complètement interrompu sa carrière de Porno Star et plus que jamais revient
sur le devant de la scène.
Christine Burns : Bonjour Dolly, inutile de présenter une Star comme toi, depuis que tu as arrêté les tournages, tu es toujours présente sur la scène, mais depuis quand as-tu arrêté les tournages ?
Dolly Golden : Cela fait 4 ans que je ne tourne plus dans les productions X. Je produis des petits clips soft mais aussi hard pour mon site internet
C.B. : Un petit come back sur ta carrière, tu as démarré quand ? Tu as tourné en France, en Europe et à l’étranger aussi ?
D.G. : J’ai démarré en 1996 dans de petites prods amateurs, très vite j’ai enchaîné dans toutes les prods professionnelles partout en Europe : Allemagne, Italie, Hollande, Espagne, Belgique... J’ai d’ailleurs reçu mon premier award à Bruxelles en
1997. Puis j’allais régulièrement tourner à Los Angeles à partir de 1998.
C.B. : Comment vois-tu les nouvelles actrices qui arrivent aujourd’hui et que l’on qualifie de Stars du X, alors qu’elles ne sont dans ce milieu que depuis peu et surtout qu’elles n’ont tourné que très peu de scènes ?
D.G. : Je pense que commencer ce métier dans l’optique d’être connue n’est
pas logique ; on doit aimer le cul et l’exhib avant tout ! Moi, j’ai commencé à gérer
vraiment ma carrière six mois après avoir commencé, lorsque j’ai compris que je pourrais avoir plus de shows et de séances de dédicaces mais ce n’était pas ma motivation de départ. De plus je trouve que les nouvelles sont trop pressées ; elles veulent tout tout de suite ! Il faut au moins un an ou deux avant que les gens nous reconnaissent ! On doit laisser le temps au public de s’attacher, de fantasmer sur une actrice... Alors elle peut s’appeler Star du X... Il y a aussi ceux qui veulent faire de l’argent sur leur dos et qui inventent des Stars !!!!
C.B. : Ton point de vue sur l’évolution du business ?
D.G. : Je pense que le monde devient fou tout simplement ! On en veut toujours plus... Et dans le porno c’est pareil ! Je pense que j’ai arrêté juste à temps. Aujourd’hui, c’est la performance à tout prix. A Budapest, les filles sont “usées” moralement et physiquement au bout de six mois. Elles travaillent trop et on leur demande de faire des trucs très hard, c’est épuisant et par conséquent, dégradant si on n’a pas un moral d’acier. Je suis triste que le X retourne petit à petit dans le ghetto, alors que les télé-réalités sont florissantes... Les actrices pornos ont tellement plus à donner que les pseudo chanteuses ou animatrices...
C.B.: Serais-tu motiver pour démarrer ou continuer dans les X dans le contexte actuel ?
D.G.: Quand je vois les actrices aujourd’hui, je ne les envie pas car j’ai eu ma dose...Continuer : certainement pas !!! Démarrer aujourd’hui pourquoi pas !!
On a tellement d’énergie à 20 ans !!

C.B. : Peux-tu faire un parallèle entre le milieu d’avant et celui d’aujourd’hui
D.G. : Je me souviens que j’adorais les scènes de comédie car ça m’éclatait. Aujourd’hui les filles ne veulent pas en faire, elles veulent passer au hard tout de suite, comme pour se débarrasser d’une corvée. Pour le choix du hardeur, aussi ; les actrices savaient à l’avance avec qui elles allaient tourner et elles avaient leur mot à dire; aujourd’hui elles débarquent avec leur test et leur valise et ne veulent même pas savoir qui est l’heureux élu... C’est comme si leur corps se détachait de leur âme, sur un plateau de tournage... Autre chose: je me souviens qu’on adorait aller aux soirées, on appréciait tout le côté « paillettes » du métier... Aujourd’hui c’est fric fric fric !!! Soit parce qu’elles en gagnent moins, soit parce que le métier est plus dur...
C.B. : Il y a un malaise aujourd’hui, as-tu une idée des raisons pour lesquelles il y a eu ce changement ?
D.G. : A mon avis c’est un tout. L’effervescence d’internet, la naissance du Dvd, la profusion des chaînes câblées, la télé réalité, l’Europe !!! Il y a énormément de demande, tous ces nouveaux médias ont besoin de contenu, mais n’exige pas la qualité, donc on trouve tout et n’importe quoi sur internet et à la télévision. En plus n’importe quelle nana est d’accord pour se déshabiller en public, donc il n’y a plus vraiment d’intérêt à mettre des Stars du X en avant... Enfin l’ouverture des frontières a facilité les échanges avec Budapest et Prague ; ces villes sont des puits à jolies filles, donc tout se fait là-bas, sur place où les actrices sont moins exigeantes et plus belles... (je ne parle plus d’argent mais de conditions de travail).
C.B.: Penses-tu que les motivations des actrices pour faire du X sont différentes aujourd’hui ?
D.G.: Je crois qu’aujourd’hui beaucoup de filles pensent que le X peut-être un tremplin pour faire une carrière ensuite ; chanson, animation de télé ou radio, cinéma... Elles se trompent car lorsqu’on a une étiquette de ex-hardeuse, c’est assez difficile d’en sortir ! En plus l’étiquette se colle beaucoup plus vite que ce que l’on croit !
C.B.: Quelles sont tes activités aujourd’hui ? Shows, photos, ton site....
D.G.: Comme toujours, je suis très polyvalente. Je fais toujours des shows. Parfois quelques apparitions au cinéma ( L’ex Femme de ma Vie avec Josiane Balasko ), mais ça c’est pour m’amuser !

C.B.: Peux-tu parler de tes projets ?
D.G.: Mes projets sont très liés à mes activités d’aujourd’hui : continuer à développer mon site internet car j’ai plein d’idées fofolles. Faire prospérer mon agence Dolly Golden Events car beaucoup me mettent des bâtons dans les roues ! Une actrice, ça reste une actrice et ça ne doit pas faire autre chose...
C.B.: C’est toi qui a le dernier mot, tu veux rajouter quelque chose qui te tient à coeur ???
D.G.: RESTEZ COUVERTS !!!!!!
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