Projet de Loi Charles Calderon, Le X californien se mobilise.
Une première offensive est lancée
le 8 avril 2008 dans laquelle Charles Calderon, parlementaire de l’Etat de
Californie propose de taxer chaque téléchargement de films pornos et de musique
sur Internet de 8 %. Puis plus explicitement il s’attaque à la porn industrie
californienne.
Le porno est vraiment dans le collimateur des politiciens, qui voit en lui une source de revenus colossale. Non contents de mettre en examen des producteurs, et réalisateurs pour différents griefs plus ou moins valables dans certains états, les institutions américaines californiennes ont décidé de s’attaquer au géant de l’industrie pornographique que représentent les films porno pour en faire une « vache à lait » à l’échelle du pays.
Le déficit de la Californie frôle les 20 billions de dollars, alors
le parlementaire Charles Calderon a eu la bonne idée de faire voter un nouvel
impôt taxant 25 % de tout ce qui est produit par le X business (les films, les
DVD, les magazines, mais aussi les clubs de strip-tease).
Une mise à mort programmée au nom d’une pseudo conscience judéo-chrétienne sous prétexte que le porno draine une population de drogués, de malades et de paumés… 85 % des films sont produits et tournés en Californie, véritable plaque tournante des Etats-Unis. « Cet Etat représente 40 % du réseau national de distribution, ajoute Joy King, la vice-présidente de Wicked Pictures. Il est certain qu’une telle loi, si elle devait passer, entraînerait la chute et le déclin de l’X Empire californien, au profit d’autres états. Le problème est surtout que tous le moyens sont bons pour s’attaquer au X Business… et ce quelques soient les pays.
Les répressions se font de plus en plus sévères ; lutter contre les dérives de la cybercriminalité pour nos enfants OUI, mais faire de la pornographie sa bête noire pour le taxer au maximum NON…
Il est clair qu’après le jugement rendu contre Max Hardcore et Max Hardcore Entertainment, le procès en cours de John Stagliano et Evil Angel, Evil Empire, qui reposent tout deux sur une faille juridique concernant les téléchargements et diffusion via Internet, le X Business américain est la cible à ne pas rater pour tenter de récupérer de l’argent, faute de pouvoir exercer une censure définitive… Une réflexion s’impose !
© Christine Burns – Photos Charles Calderon
A voir également